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Rémy Duroir

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DOSSIER DE PRESSE

Rémy Duroir présente :

EROTICA

dessins et peintures de Roxane Maurer

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Auteur :

Annie Maurer dite « ROXANE »

www.roxanemaurer.net

 

Genre :

Exposition de dessins et de peintures

 

Lieu :

Galerie de l’Abside – Bureau de tourisme, abside St -Martin, 4 place du marché - 18310 GRACAY – tél : 02 48 51 22 83

Email : ot.gracay@tourisme-paysdevierzon.fr

 

Responsable salle :

Nicole Petit, présidente de la Galerie de l’Abside

 

Dates :

Du mardi 5 juin au dimanche 1 juillet 2018

 

Horaires :

Horaires d’ouverture du bureau de tourisme : du mardi au dimanche de 10h à 12h et de 15h à 18h.

 

Commissaire de l’exposition :

Rémy Duroir , Tél : 06 48 06 34 72,

www.photocinq.com

Email : remy.duroir@free.fr

(choix des œuvres, du thème, mise en place, documentation, relation avec la presse, publicité)

 

Contact et renseignements :

Musée de la Photographie de Graçay, Bureau de Tourisme de Graçay : Mme Sandrine Le Gall, Tél : 02 48 51 41 80

Email : musée@museephoto.com

Mme Sandrine Le Gall, assure la liaison avec Mme Nicole Petit et M. Rémy Duroir

 

 

 

ROXANE MAURER

1960 - 2014

 

ARTISTE PEINTRE ET PLASTICIENNE

 

 

 

Artiste française née le 20 novembre 1960 et décédée le 26 juin 2014, à l’âge de cinquante trois ans.

« Elle s’étonnait étonnamment de tout. En cela elle détenait une innocence originelle qui la propulsait en avant d’elle-même sur les sentiers de l’art, cet art qu’elle vénérait, certes, mais dont elle méditait me semble-t-il constamment la proximité, la sphère sans cesse élargie des possibles. Elle en avait fait son grand voyage initiatique. Le seul voyage qui vaille la peine lorsqu’on se sent élue pour l’entreprendre. » a écrit d’elle le poète Francis Vladimir.

 

Fille d’une gardienne d’école et d’un conducteur de métro, elle mènera jusqu’à tard des études tout en exerçant une activité professionnelle. Psychomotricienne, psychologue conseil, psychologue clinique, psychologue scolaire, licenciée en arts plastiques, en Histoire de l’art, conférencière des musées nationaux, elle sera également titulaire du diplôme de l’École du Louvre.

 

Elle installera son atelier ainsi qu’une galerie - L’Atelier 22 - à Genouilly dans le Cher où elle repose.

Le changement de prénom, le passage d’Annie à Roxane, témoigne du combat d’une vie. Sa signification : l’affirmation pour elle-même et par là même pour les autres qu’elle est artiste.

 

Ainsi que le rapporte l’écrivain Christian Rome : « Annie femme secrète, pudique, révèle Roxane, la femme passion, la femme douleur, la femme d’amour, l’âme sœur qui nous touche au plus profond. »

Elle a travaillé en collaboration avec de nombreux poètes, photographes et écrivains contemporains.

 

Roxane Maurer a publié chez différents éditeurs, à commencer par les éditions Bérénice fondées et dirigées par Jean-Michel Platier puis l’Ours Blanc, Syllepse, Barbacane, Rafael de Surtis, Alain Benoit, Tribord...

 

 

 

 

 

Annie Maurer (1960 - 2014), a choisi son nom d'artiste: Roxane.

 

Roxane n'a jamais signé ses créations, ce qui ne facilite pas un classement systématique. C'est pourtant un travail qu' ont entrepris Francis Vladimir et Laurent Nouaze-Priet. Ce travail colossal, je l'admire et le salue, il me sera d'une aide précieuse pour gérer les œuvres et les présenter au public lors des expositions qui seront consacrée à cette artiste.

 

 

Sans la connaître, je suivais depuis plus d'un an, les travaux photographiques de Roxane sur internet et en particulier les échanges avec Lydia Belostyk, sur le thème "la photo de midi et quart", ou plus exactement de "douze heures quinze". J'avais trouvé l'idée sympathique, à la fois riche et naïve avec cette obligation horaire tout à fait propice à la création. J'avais l'habitude de consulter les blogs de photographes, mais c'est bien par hasard que je m'étais introduit dans leur correspondance, discrètement, sans me faire connaître, en voyeur... Je connaissais donc un peu une partie de l’œuvre de Roxane, une toute petite partie de son génie créatif, de sa malice artistique. Nous étions, je pense, en  2013. Quelque temps plus tard, j'allais faire sa rencontre. Un dimanche après midi.

Avec Brigitte, qui l'accompagnait alors dans toutes ses promenades autour de Genouilly, Roxane arriva à mon atelier-galerie en début d'après midi: une petite visite de courtoisie-découverte des "autres" qui peuplaient ce petit bout du monde, bien loin de Paris. Elle avait pris l'habitude de rendre ses visites aux ateliers d'artistes, aux galeries d'art, aux musées, à toutes les personnes qui avaient de l'importance pour elle, entre Vierzon, Massay, Graçay et ce jour-là Saint Outrille.

 

Elle avait le sourire et était rayonnante lorsqu'elle entra dans mon atelier. Ce qu'elle savait de moi, c'est que j'étais le directeur du musée de la photographie. Nous fîmes vite connaissance. "Je suis Annie Maurer, mais j'ai choisi de m'appeler Roxane, je suis installée à Genouilly, dans le Haut Bourg, je fais du dessin, de la peinture, des objets, je rencontre les artistes de la région; je fais également de la photo ... - Oui, je sais, vous correspondez avec Lydia Belostyk sur le thème "photos de douze heures quinze"!

 

Ma réponse la figea; elle n'imaginait pas trouver ici, en province, dans ce Berry où elle venait de s'installer, une personne qui puisse ainsi la reconnaître. J'avais, je l'avoue, fait un joli coup de bluff ce jour-là, j'aurais pu ne pas faire le rapprochement, ne connaissant rien de cette nouvelle artiste installée dans le canton, et pas grand chose de la photographe que je suivais sur le net. Il s'ensuivit un fou rire à trois, idéal pour engager une conversation.

 

 

 

Comme son regard était attiré par un de mes tableaux, "évolution contrariée", une encre de chine de 1967, nous engageâmes une discussion sur le Groupe "Solstice" auquel j'appartiens depuis cette date; inévitablement, je citai mon maître Yves Métivier, membre créateur avec le peintre-sculpteur Jund de ce mouvement artistique d'avant-garde. Roxane me confia, qu'elle souhaitait rencontrer Yves Métivier, dont elle avait vu plusieurs tableaux à Vierzon et dont la renommée était arrivée jusqu'à son nouvel atelier, le "22". Je promis à Roxane de l'accompagner à Massay pour y rencontrer "Théo", surnom que j'ai donné à Yves, il y a cinquante ans...Elle était curieuse et impatiente de rencontrer ce témoin reconnu de l'art contemporain.

 

Nous avons beaucoup échangé cet après-midi d'été, et je pense que Roxane aurait aimé ce Groupe Solstice...Elle en partageait le côté "peintres maudits" du XIXème siècle, mais aussi cette volonté d'être les premiers, les pionniers d'un art contemporain, encore non défini.

Ensuite, nous avons regardé mes photos et le film "la princesse Sourire" que je venais de réaliser. Roxane était joyeuse et riait de tous nos bons mots.  Nous nous sommes promis de nous revoir très vite. J'ignorais tout de son état de santé. Je ne savais pas que ses jours étaient comptés.

 

        Rémy Duroir

 

 

Avant son décès, Roxane Maurer avait désigné par écrit son ami l’artiste photographe Rémy Duroir pour faire vivre, post-mortem, ses œuvres. Rémy Duroir a bien voulu accepter cette tâche, geste qui témoigne de  l’amitié et de  l’entente fortes entre ces deux artistes, également lisibles dans le récit de leur rencontre par Rémy Duroir sur son site. Site sur lequel  toute l’actualité de la vie des œuvres de Roxane Maurer est visible.

 

Valère STARASELSKI

Ecrivain, mari de Annie Maurer

 

 

 

 

 

“La beauté des choses vit dans l’âme de celui qui la reconnaît.”

Roxane Maurer, dans son agenda, à la date du 25 mai 2014

 

 

 

Roxane Maurer et le plaisir esthétique, une quête d’absolu

 

Annie était sensible aux citations. Elle aimait relever et retenir celles qui éclairaient son parcours d’artiste et participaient à sa formation.

 

Sans être autodidacte elle n’en avait pas moins la manière c’est à dire une écoute et une ouverture constante à toutes les formes d’art dès lors que celui-ci se posait en réflexion et en élaboration d’une pratique artistique avec une visée très haute, celle de ne pas se perdre et d’atteindre un public.

Elle n’avait pas d’apriori. Elle se gorgeait de tout. Elle absorbait à grande goulée.

 

Elle s’étonnait étonnamment de tout. En cela elle détenait une innocence originelle qui la propulsait en avant d’elle-même sur les sentiers de l’art, cet art qu’elle vénérait, certes, mais dont elle méditait me semble-t-il constamment la proximité, la sphère sans cesse élargie des possibles. Elle en avait fait son grand voyage initiatique. Le seul voyage qui vaille la peine lorsqu’on se sent élue pour l’entreprendre.

 

Roxane Maurer détenait une conscience artistique. Elle posait donc son art comme on pose un acte politique. Elle œuvrait pour la cité et c’est sans doute parce que Platon voulait en exclure les poètes qu’elle choisit de les côtoyer, de les accompagner, de les sublimer en un mot de les aimer humblement pour les servir comme un compagnon servirait son maître. C’était sa lucidité à elle que de poser son regard clair sur leurs mots, sur leurs propos, sur leurs desseins de sorte qu’en quelques traits jetés elle magnifiait leur texte atteignant ainsi, comme le dit Henri Matisse à la traduction la plus directe et la plus pure de l’émotion.

 

En cela nous pouvons dire que Roxane Maurer était une artiste émouvante.

 

Francis Vladimir

 

 

 

 

Si la mort nous prend ceux que nous aimons, elle nous les restitue et nous les garde en quelque sorte en les fixant dans leur essence. Ainsi, pour Roxane, ce message de la photographe Lydia Belostyk traduit ce que je m’efforce d’exprimer la concernant : "Je continue le chemin qu’elle a initié. Annie continue de m’accompagner. Quand je doute, je pense à elle. Je vous embrasse". VS

 

 

 

 

 

L’art contemporain de Roxane - Rémy Duroir - Musée de la photo - 21 juin 2013

 

 

Une expo d’un jour, cela s’appelle une "installation éphémère", dans le langage branché de ceux qui s’autorisent à parler d’art... Ce n’est pas le cas de Roxane Maurer qui a réussi, le temps d’une fête locale, à changer une salle polyvalente de la Communauté de Communes en un lieu d’expression et de création artistique : un véritable instant magique où ses invités ont pu rencontrer le public, et pas seulement le public initié... Ce fut le cas de l’éditeur Bernard Giusti qui a présenté ses livres d’art et de poésie. Outre les tableaux (pardon, les pictoclichés...) de Roxane, on pouvait découvrir l’œuvre textile et mobile de Frédérique Planque, la danseuse qui sculpte les draps.

Installée à l’atelier 22, dans le Haut Bourg de Genouilly, Roxane a dévoilé tout un programme d’expositions pour 2013 : en juillet Alain Clochard, puis Ernesto Reveiro, Christian Leguene, Brigitte Peskine et Jacques Hippeau.

Elle partage un projet de mise à jour des talents créateurs de la région, prouvant, s’il en était besoin, qu’elle est à l’heure actuelle, une artiste incontournable de l’art contemporain.

 

Rémy Duroir, Musée de la photo. 2013

 

 

 

 

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